YESSS Episode #22: contre les injonctions sexistes en confinement


Dans l’épisode 22 du podcast YESSS, Anaïs Bourdet, Margaïd Quioc et Elsa Miské viennent à la rescousse des confiné·s avec des témoignages de motivation et de résistance à la grossophobie, à l’hyperactivité, à la pression de la désirabilité, de la continuité pédagogique… Un épisode réconfortant et nécessaire, alors que les soirées pour décompresser entre ami·es sont illégales confinement oblige. À écouter ici!


Au début du confinement, on a frisé l’hystérie. Les médias, blogs, réseaux sociaux se sont surpassés pour donner de précieux conseils de survie: comment éviter la junk food et garder la ligne? Comment rester actif à plein temps voire plus? Comment faire la classe aux enfants encore mieux qu’à l’école? Comment continuer à séduire et rester sexy dans son salon? Bref, alors que nombreuses sont les personnes choquées, perturbées voir pire par le contexte de l’épidémie, les injonctions sexistes habituelles semblent amplifiées.


Pas d’obligation de rester actif·ve, ni de “surveiller sa ligne”


Pour éviter de se laisser paralyser ou démoraliser par cette pression, l’équipe de YESSS fait intervenir dans le podcast des témoignages de “warriors” qui partagent leur ressenti, leurs conseils, et remontent le moral. Comme à chaque fois, la sélection des témoignages est particulièrement pertinente, avec par exemple l’intervention de Céline, qui n’a pas ressenti l’envie de faire des cours de sport à domicile, de faire son pain elle-même ou de lire tous ses livres en retard. Au lieu de céder à la tentation de l’hyperactivité, elle choisit “d’accueillir ce temps suspendu, de respirer”. Des paroles qui ressourcent.


Le podcast donne également la parole à des militantes, comme Olga Volfson, qui s’insurge contre les obsessions grossophobes de notre société, qui sont particulièrement absurdes au beau milieu d’une pandémie mondiale. Est-il normal d’avoir plus peur de prendre quelques kilos, que d’être contaminé·e par une maladie potentiellement mortelle? Non seulement c’est absurde, mais c’est aussi blessant pour les gros·es! Le conseil d’Olga: profitez du confinement pour prendre du plaisir à manger, et si vous prenez quelques kilos, pas de stress ni de posts grossophobes sur les réseaux. C’est peut-être simplement que votre corps en avait besoin.


Continuité pédagogique et sexualité


Mais la pression ne s’arrête pas là, et le podcast aborde aussi le sujet de la fameuse continuité pédagogique, qui oblige des millions de parents, mais surtout de mamans, à remplacer les instituteur·rice·s et professeur·e·s, au mépris parfois de leur santé mentale. Heureusement, la warrior Lou Millour du collectif Very Bad Mothers est là pour déculpabiliser les mères: ne vous laissez pas atteindre par le “mother shaming”, ça n’est pas grave si vous laissez de temps en temps vos enfants devant des écrans, mangeant de la junk food, sans faire leurs devoirs!


Enfin notre team YESSS s’attaque au sujet délicat du sexe et de la séduction en confinement, avec June du Jouissance Club, qui déboulonne sans détours l’impératif sociétal d’être séduisant·e·s en toutes circonstances. En confinement, si on ne veut pas être sexy, on n’a pas à être sexy!


En bref, un épisode nécessaire, un “auto-calin” comme le décrivent elles-même les co-autrices, et c’est sans compter tous les conseils et astuces de confinement dénichées par Elsa, Anaïs et Margaïd, pour survivre à ce weekend du premier mai enfermé·e·s, et aux deux dernières semaines qui s’annoncent très dures, notamment pour les personnes sujettent aux injonctions sexistes de la société, qui s’en donnent à coeur joie malgré l’épidémie.


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